18 mai 2009
Voulez-vous savoir...
...pourquoi la brebis porte de la laine et pouquoi la chèvre a la face poilue ? oui ? bon, alors voilà toute l'histoire...
"Autrefois, la brebis était poilue comme la chèvre. Mais un jour, la chèvre la traîna en justice pour lui faire payer deux setiers de blé qu'elle lui devait, disait-elle; la chèvre mentait mais la brebis dut tout de même comparaître devant le loup et le renard qui servaient de juges. La pauvre brebis clama mais en vain son innocence, le loup et le renard n'ont jamais été de ses amis, et ils la condamnèrent à payer le blé. Comme la brebis n'avait pas d'argent, on l'obligea à donner ses poils et elle dut les raser tous jusqu'au derniers pour les donner à la chèvre.
L'hiver venu, comme la pauvre brebis mourrait de froid, Notre Seigneur lui donna un vêtement encore plus chaud et de meilleur qualité que celui qu'on lui avait pris malhonnêtement : sa toison de laine. La chèvre qui ne savait que faire du poil, puisqu'elle en avait déjà, en mit partout sur elle, surtout sur la figure. Voilà pourquoi elle est si poilue et qu'elle a du poils de reste : c'est qu'elle a le sien et celui qu'elle vola à la brebis"
Conte tiré de "L'origine des bêtes - Petite Cosmogonie Catalane" par Joan Amades

Ce n'est pas une légende bretonne, mais cette petite histoire a sa place sur ce blog !! ;-)
09 mai 2008
Le tombeau du Petit Prince. Crozon (29)
Il y a longtemps, je vous avais montré la photo du tombeau du Petit Prince mais, sans pouvoir vous raconter son histoire...
Je savais bien qu'un jour elle me reviendrait...la voici donc, je l'ai retrouvée dans un guide Gisserot de la presqu'île de Crozon
L'auteur, Sébastien Recouvrance, raconte : "il n'est guère de plus joli dolmen que Le Tombeau du Petit Prince à Rostudel ( que l'on peut traduire par : "promontoire de la foule des anges" ) Lycéen à Brest, j'avais seize ans la première fois que j'y suis venu et deux hommes se trouvaient là. Ils se tutoyaient tout en s'appelant mutuellement amiral. Surpris par mon intérêt pour les vieilles pierres, je dus leur expliquer que j'avais pris le bateau du Fret avec ma bicyclette spécialement pour venir ici.
-éh bien, me dit l'un d'eux, je pense que vous ne savez pas que c'est le tombeau du petit prince.
-Le Petit Prince de Saint-Exupéry ?
-Oui, je suis venu ici avec Saint-Ex, il y a une vingtaine d'années. On ne connaissait alors de lui que Courrier-Sud et Vol de Nuit, mais il était déjà assez célèbre. Après un moment de silence, comme il regardait la lande en posant la main sur cette dalle, il m'a dit : on dirait le tombeau du Petit Prince. Je n'ai pas très bien compris sur le moment, mais, quand plus tard après sa mort en 1944, j'ai lu le livre "Le Petit Prince" que Saint-Exupéry a écrit aux Etats-Unis en 1943 pendant la guerre, j'ai repensé à ce dolmen de Rostudel où nous sommes.
Depuis ce jour de 1955 le Dolmen de Rostudel est pour moi le tombeau du Petit Prince, même si cette anecdote semble inconnue dans la presqu'île et si je n'ai pu en avoir confirmation auprès d'une autre source. Ce vieil officier de marine n'avait pas l'air de plaisanter. Après tout, c'est tout à fait vraisemblable et ce serait tellement beau !"
Moi aussi, je trouve ça beau comme histoire, alors, j'ai décidé d'y croire et de vous en faire profiter... ;-)
Merci à Elisa pour ces jolies illustrations

03 février 2008
Le Château de Dinan. Crozon (29)
Les Géants régnaient jadis sur le Château de Dinan (nom donné au rocher se situant à la pointe de Dinan).

C'étaient des nauffrageurs, vivants d'épaves et se repaissant de la chair des matelots noyés. Mais, heureusement pour l'espèce humaine, vivaient non loin de là, dans les jolies grottes qui portent encore leur nom, les Korrigans, ces petits nains facétieux qui peuplent les endroits déserts. Une nuit, les Géants leurs cherchèrent querelle, sans toute fois parvenir à les surprendre, car les Korrigans s'étaient assez tôt dispersés dans les rochers. Regroupés, ils enfumèrent leurs ennemis par de grands feux de goémon, à l'intérieur de leurs antres, puis, à l'aide d'énormes blocs extraits de la falaise, ils murèrent les issues.
On peut visiter aujourd'hui, à la Pointe de Dinan, les hautes grottes des Korrigans et admirer deux arcades de rochers surplombant la percée des Korrigans et qui relient de cette façon le Château de Dinan à la terre ferme.
12 janvier 2008
Noyal-Pontivy (56)
A proximité du bourg, ce trouve la chapelle Sainte Noyale.
Au VI° siècle, Nolwenn (Noyale) la fille d'un chef de clan décide de consacrer sa vie à Dieu. Elle quitte alors la Grande-Bretagne, accompagnée de sa nourrice, pour rejoindre l'Armorique.
Au lieu de traverser sur une auge en pierre, comme les moines de cette époque, elles font la traversée sur une branche d'arbre...
Elles débarquent sur la côte Vannetaise, et s'enfoncent dans les terres.
En traversant Bignan, un chef de clan local, la presse de se marier avec lui, mais, comme elle ne cède pas, il la fait décapiter.
Noyale, très digne, ramasse sa tête, et toujours accompagnée de sa nourrice, reprend la route. Maintenant, ce n'est plus un ermitage qu'elle recherche mais une sépulture.
Elle se serait bien arrêtée à Naizin, mais les blasphèmes d'une vieille femme l'importunèrent. Le bourg de Noyal lui aurait bien plu mais elle ne pu supporter la querelle d'une mère et sa fille.
Pour finir, la fatigue l'obligea à faire halte dans un petit vallon où se dresse aujourd'hui sa chapelle.
Dès lors, les prodiges se multiplièrent : son baton de pèlerin fleurit en aubépine; le rocher sur lequel elle s'agenouilla et celui où elle posa sa tête gardèrent sa trace; elle perdit trois gouttes de sang et trois sources surgirent du sol.
La région depuis, n'a cessé de vénèrer Sainte Noyale (Nolwenn en breton)
Fontaine à proximité de la chapelle
Détail de la fontaine : statue de Ste Noyale.
Sous le porche de la chapelle, se trouve la statue suivante, quelqu'un peut-il me dire de qui il s'agit ?
(Je ne pense pas que ce soit Noyale, car elle est souvent réprésentée avec sa tête dans les mains...)
15 novembre 2007
Allée couverte des Pierres-Plates à Locmariaquer (56)
Il y a bien longtemps, un tragique fait divers s'est produit ici.
Une pauvre fille du pays, Marie Jacquette, y trouva une mort affreuse lors d'une marée plus violente que d'ordinaire. Surprise et cernée par la mer, elle réussit a s'attacher à la pierre par sa longue chevelure. Elle ne put échapper à la noyade, mais le reflux n'entraîna pas son corps. Lorsqu'on trouva le cadavre, on l'ensevelit au pied du mégalithe et, longtemps après, les gens du pays se signaient encore en passant devant la tombe.
La haute pierre dressée qui marque l'entrée de l'allée, n'est pas un menhir mais simplement une des tables de couverture disposée ici à tort par le restaurateur du monument.
Si un jour vous passez par ici, entrez donc voir les curieux motifs gravés.
08 novembre 2007
Île disparue : Aïse ( Quiberon 56 )
Le phare des Birvideaux qui, depuis 1929, élève son feu à 30 mètres de haut, marque, dit-on dans le pays, l'emplacement de l'île disparue Aïse.
"La mer avait peu à peu noyé toute la terre à l'ouest de la presqu'île actuelle. D'abord continentale, Aïse se sépara et finit par disparaître, engloutie avec ses hommes, qui, en bons marins, refusèrent de l'abandonner. On peut encore entendre leurs voix gémir dans le vent. Ils vivent avec les crabes et ne se nourissent que de moules bleues et de patelles grises.
L'Aïse des Birvideaux est parallèlement devenue le rendez-vous des naufragés. Chaque année, les Birvideaux sortent de la mer pour le pardon de Saint Colomban, vêtus de manteaux rouges tissés de feu pur. Après le pélerinage, les vivants de la terre allument un grand feu de fagots. Les Birvideaux passent devant lui et y jettent leur manteau avant de s'enfoncer sous les flots et de rejoindre leur ville aquatique pour une nouvelle année."
(Le pardon de St Colomban a lieu au début août , je dis ça pour ceux qui seraient tentés de vérifier....)
05 novembre 2007
Carnac : le menhir fendu
En nous baladant du côté de Carnac, nous sommes tombés sur ce menhir bien mûr :
En nous approchant doucement, de peur qu'il ne se referme, nous avons pu voir à l'intérieur...
Non, vous ne rêvez pas, il s'agit bien d'une graine de menhir ;-)
Il ne nous reste plus qu'à la planter dans une terre Celte, de préférence en alignement et arroser copieusement.
Levée assurée dans environ 3 000 ans....
26 juillet 2007
Lanrivoaré (29)
Lann : ermitage, monastère de Saint Rivoaré. Enclos paroissial surtout réputé pour son "cimetière des 7777 saints"
Sur le côté de l'église, trois marches permettent de descendre dans un assez vaste enclos rectangulaire : c'est le cimetière des saints. Selon la tradition, une peuplade entière massacrée au V° siècle par le légendaire roi Mériadek, y serait ensevelie. Les historiens pensent que ce serait plutôt la sépulture des Bretons tombés sous les coups des envahisseurs normands au X° siècle. Quoi qu'il en soit, les pénitents qui venaient en pelerinage devaient effectuer 9 fois le tour de ce lieu sacré en récitant des prières, pieds nus et le chapelet à la main.
Dans cet enclos, se trouve un autel de pierre; juste devant lui, sur deux pierres plates mises bout à bout, sont disposés sept galets parfaitement polis, un huitième, beaucoup plus gros mais d'apparence identique, repose directement sur les dalles.
Selon la légende, il s'agit là d'une fournée de huit pains, pétrifiés par Saint Hervé; le bienheureux neveu de Rivoaré, patron de la paroisse, s'étant fait éconduire par le boulanger auquel il demandait l'aumône, le punit de cette façon de sa dureté de coeur.
Une autre version : Pour punir un fermier qui refusait l'aumône, l'ermite aveugle St Hervé transforma en pierre les pains qu'il venait de cuire. (L'ermitage de St Hervé se trouve à 3 kilomètres de là)
03 juin 2007
Le château de Carnoët (29)
Dans la forêt, en bordure de la rivière Laïta, on peut voir les vestiges du Château de Carnoët. Selon la légende, il serait la demeure du Comte de Commore.
Une prédiction ayant annoncé à Commore qu'il périrait de la main de son fils, il a mis a mort ses quatre premières femmes dès qu'elles ont attendu un enfant. La cinquième, Triphine, avant de mourir, a réussi a sauver son fils, qui sera Saint Trémeur. Commore, le rencontrant, est frappé de sa ressemblance avec Triphine : il le fait décapiter. Trémeur ramasse sa tête, marche vers le château de son père, lance une poignée de terre contre l'édifice qui s'écroule, ensevelissant Commore.

Au siècle dernier, la comtesse Elvire de Cerny, qui visite les ruines du château, recueille cette version de la légende :
Le Sire de Carnoët, à qui l'on avait annoncé qu'il devait périr de la main de son premier né, avait égorgé toutes ses épouses successives.
La douzième sera réssuscitée par son frère, Saint Caradec, vénéré dans les chapelles de Riec et de Mellac.
Elle donne naissance à un garçon, qui, jettant une poignée de terre sur le château de son père, le ruine.
Le méchant seigneur disparait dans les profondeurs, dans un abîme gardé depuis par un dragon.

Un château bien mystérieux...
18 avril 2007
Forêt de Loudéac (22)
Il existe dans la forêt de Loudéac un site appelé "Gars fut tué"
Un crime passionnel a été commis à cet endroit. En 1710, Jan-Jan, dit "la fleur" y tua son rival Pierre Le Roy.
On distingue toujours ( même en automne ) sur le sol des creux qui représentent la tête, les coudes et les talons de la victime.

La légende dit : "Boucher un des trous et on meurt dans l'année"
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Alors, mieux vaut être prudent...si vous passez par-là, retirez les feuilles qui recouvrent les trous ;-)



























