13 juillet 2007
Le menhir de Kerloas (29)
Situé sur une crête à 132 mètres d'altitude, sur la commune de Plouarzel (29) Il offre une jolie vue sur la région Brestoise.
Il est visible à 30 kilomètres, et constituait un point de repère remarquable pour les navigateurs. C'est le plus haut menhir debout de France. Bien que décapité par la foudre, il mesure encore 11 mètres de haut. D'une circonférence de 6,15 m à la base il est très élancé. Taillé dans le granit de l'Aber-Ildut, il daterait d'environ 5000 ans avant JC.
Il présente à 1 mètre du sol, deux bosses diamétralement opposées.
Elles étaient l'objet naguère, d'une vénération particulière. Les jeunes mariés venaient à Kerloas et se frottaient l'abdomen contre les rondeurs de la pierre, la femme d'un côté, et le mari de l'autre. De cette façon, ils étaient assurés, lui d'avoir des enfants mâles, elle de dominer son époux.
On dit aussi que sous son pied se cache un trésor, visible uniquement la nuit de Noël... La légende dit qu'au premier coup de minuit, les menhirs courraient s'abreuver à l'océan. Mais lorsque sonnait le douzième coup, ils avaient déjà repris leur place, stoïques, immobiles, insensibles aux attaques du temps. Malheur aux imprudents qui, éblouis par les richesses dévoilées, avaient oubliés l'heure : ils étaient écrasés...
18 mars 2007
Connaissez-vous Etienne Bouillé ?
Non ? bien moi non plus... enfin jusqu'à hier.
Etienne Bouillé est un artiste peintre et photographe. Né dans l'Yonne en 1858, il vient s'installer en Bretagne en 1889.
Depuis plusieurs années, certaines de ses oeuvres ont été présentées dans les côtes d'armor. Le musé d'art et d'histoire de Saint Brieuc a même fait une rétrospective "la Bretagne d'Etienne Bouillé" en 2000 et moi je ne l'ai découvert qu'hier...enfin, mieux vaut tard que jamais, non ?
La collection Bouillé est constituée d'environ 1000 documents photographiques, elle appartient maintenant aux Archives Départementales des Côtes d'Armor. Ils ont choisi de publier un album d'une soixantaine de clichés et c'est cet album que j'ai découvert hier...
Bon, biensûr, moi j'ai orienté mon choix ;-) mais si vous le voulez, vous pouvez aller consulter directement aux archives départementales la collection complète.
21 janvier 2007
Les "penn sardin"
Plus qu'une affaire de coquetterie, le costume breton reflétait, il y a près d'un siècle, l'appartenance à un "pays".
La coiffe était sans doute le symbole le plus visible et le plus caractéristique de ce code vestimentaire.
En Presqu'île de Crozon, les femmes portaient toutes une coiffure blanche en filet : la "penn Sardin"
L'origine du nom "penn sardin" (tête de sardine) est incertain. Peut-être désignait-il le filet qui servait à confectionner ces coiffes, réplique quasi identique, en plus fin, des nasses des pêcheurs. Cette dénomination, sous forme de sobriquet, aurait été employée par les femmes des autres régions pour qualifier les presqu'îliennes.
Grand-mère Thérèse en 1918.
La coiffe penn sardin se composait de trois parties distinctes : la passe, le fond et les lacets. Jusqu'à la fin du XIX° siècle, elle était réalisée en tulle de coton à maille ronde, un tissu très fin, acheté au mètre dans les merceries. La plupart des femmes confectionnaient elles même leurs coiffes.













